
Il est né en 1960 à Oslo. Journaliste, chanteur dans un groupe rock, il débute sa carrière littéraire en 1997 avec
L'homme chauve-souris.
Roman publié aux éditions Gaïa.

[1] Ces deux pays possèdent des groupes militants violents et agissants nombreux et, a contrario,
une faible trace institutionnelle. C'est l'inverse en Norvège, où l'extrème-droite parlemen- taire du Fremskrittspartiet, nationa- liste,
raciste et dont le fondateur Anders Lange ne cachait pas ces sympathies fascistes, est la deuxième force politique du pays. Le racisme ordinaire
de la société norvégienne est parfaitement montré dans le bouquin de Gunnar Staalesen Brebis galeuses.
Pour
en savoir plus : Gros plan sur l'extrème-droite en Norvège.
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Des motivations ayant poussé des jeunes gens à peine sortis de l'enfance à rejoindre les rangs des Waffen SS, on saura finalement
assez peu. La défense de la Norvège contre le bolchévisme revient réguliè- rement comme
argument mais il y a finalement assez peu de discussions idéologiques au fond des tranchées, face à Léningrad.
Tous se vivent comme des patriotes (ce sera d'ailleurs, après la guerre, le leitmotiv de tous les engagés volontaires
européens dans l'armée allemande) et ils détestent autant les Russes que les "collabos" restés au pays
qui en profitent pour mettre celui-ci en coupe réglée.
Des motivations poussant aujourd'hui les gens comme Sverre Olsen dans les rangs des nationaux-socialistes norvégiens, on ne saura guère plus.
Jo Nesbø décrit avec précision ce milieu militant clairsemé, volatile, en proie à des scissions perpétuelles qui le ferait passer pour risible comparé aux
structures d'autres pays (Allemagne et Suède [1]) si n'était la violence extrême dont peut faire preuve un être aussi médiocre qu'Olsen. Les vrais militants,
Prinsen - retors, manipulateur, implacable - et dans une moindre mesure l'avocat, sont laissés volontairement dans l'ombre menaçante de leur clandestinité et de leur
double-jeu.